Commerce international : vendre davantage d’unités n’augmente pas forcément les recettes dans les mêmes proportions
Les notes statistiques de l’OMC distinguent valeur, volume et valeur unitaire. Un calcul simple aide à lire ces séries sans confondre leurs unités.

Les notes techniques de l’Organisation mondiale du commerce distinguent les statistiques de marchandises en valeur, qui reflètent les variations de prix et de quantités, de celles en volume, centrées sur les quantités. Elles distinguent également les indices de valeur unitaire. Deux titres sur les exportations peuvent donc donner des pourcentages différents sans mesurer exactement la même chose.
Un exercice que nous avons construit autour d’un seul produit permet de le vérifier. Pendant une période fictive, cent unités sont exportées à dix dollars chacune : leur valeur est de mille dollars. Pendant la suivante, 120 unités sont vendues à neuf dollars : la valeur atteint 1 080 dollars. La quantité augmente de 20 %, le prix unitaire baisse de 10 % et les recettes brutes de l’exemple progressent de 8 %. Additionner vingt et moins dix ne donne pas le bon résultat.
La relation apparaît en multipliant les facteurs : 1,20 fois 0,90 égale 1,08. Ce calcul vaut pour ce produit homogène aux prix indiqués ; il ne reproduit pas la construction d’un indice agrégé de l’OMC, qui combine marchandises et sources. Il ne transforme pas non plus les recettes d’exportation en bénéfice : nous n’avons inclus ni coûts de production, de transport ou de financement, ni impôts.
Pour examiner un tableau réel, notez l’unité et la période à côté du chiffre : dollars courants, indice de volume et variation en pourcentage ne sont pas des étiquettes interchangeables. Vérifiez également si la comparaison porte sur des années, des trimestres ou des mois, et si elle est corrigée des variations saisonnières. Cette fiche permet de poser une question précise face à des chiffres différents plutôt que de choisir le plus favorable en apparence. Cette explication utilise une méthodologie publiée ; elle n’annonce pas un nouveau résultat du commerce mondial et n’en prédit pas l’évolution.